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DE LA VILLE DE PARIS,
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[i553]
comme mess™ les presidens et conseillers, dont la taxe monte à xiiii mil livres, mais pour le regard des advocatz et procureurs, la taxe desquelz revient à xvi mil livres.
"Quant à nous, en cc qu'il plaira au Roy et à vous aussy, Nosseigneurs, nous commander pour le
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service dud. S8r, nous ferons tout ce qu'il nous sera possible.
Nosseigneurs,
"Nous prirons Nostre Createur vous donner sa grace et en santé bonne vie et longue.
"De Paris, cc xxvne jour d'Aoust mil v° un.-n
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CCCLXXX. — Responces de par la Ville
AUX LETTRES DE MONSEIGNEUR LE CONNESTABLE, CY DEVANT TRANSCRIPTES,
TOUCHANT LA RETRAITTE ET FU1TTE HONTEUSE DE NOZ ENNEMIS,
DONT LA TENEUR ENSUIT.
28 août 1553. (B fol. 216 v°; A fol. 63 r°.)<->
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Monseigneur,
«Nous avons receu la lettre qu'il vous a pleu nous escripre en datte du xxv0 de ce moys'2', par laquelle de vostre grace vous nous faittes participans de ce qui est advenu par delà depuis les dernieres nouvelles, et de la retraitte et quasi fuite honteuse de noz ennemys. Ces nouvelles sont bien venues et ont esté si bien receues et recueillies que à grand peine avons eu le loisir de lire voz lettres, qui nous ont esté arrachées incontinant des mains par ceulx qui désiroient en faire communication à leurs amys et en disperser de ça et de là. Nous avons ceste ferme esperance en Dieu que, avec son ayde et vostre diligence et vigilance acoustumée, les choses qui ont pris si bon et si heureux commencement pourront prandre quelque bonne et heureuse fin et yssue.
" Nous sommes après tous les jours pour faire nostre debvoir et recouvrer les deniers qui nous ont esté
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ordonnez; ce qui a esté mis sur nous et departy sur la Bourgeoisie et Marchandise, et dont nous avons esté chargez speciallement, est prest à fournir. Le reste se retirera sur les Cours et autres Corps où il a esté departy. L'argent cles cens et rentes ne se peult si aisément recouvrer, combien qu'on n'y perde une minute d'heure, parce que nous n'avons pas seullement affaire à quarante ou à cinquante personnes, mais à ung million de gens. Il n'a tenu à monsr Du Boys Daulphin(3) que les choses ne soient plus advancez et accélérez, et en est le plus marry''1'. Monseigneur ,
Nous prirons Nostre Createur vous donner sa grace et en santé bonne vie et longue (5>.
"De Paris, ce xxiii" jour d'Aoust 1553.
"Voz trés humbles obéissans serviteurs,
"Les Prevost des Marchans et Eschevins de la Ville de Paris."
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CCCLXXXI. — Lettres escriptes de par la Ville à MoNsr de Voisinlieu,
TOUCHANT LES HACQUEBUTIERS ET ARCHERS ,
DONT LA TENEUR ENSUIT.
3o août i553. (B fol. 218 r°.)
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Monseigneur , "Depuis vostre partement, nous avons faict une grande et extreme diligence pour le recouvrement des cens et rentes deues sur les maisons de ceste ville; mais nous sommes en danger de demeurer en arriere au moien d'un trouble que l'on a donné
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ces jours passez aux archers, arbalestriers et hac-quebutiers de ceste Ville qui sont les executeurs de noz mandemens et contrainttcs, ct sans lesquelz nous ne pourrions pas fere les recouvremens que nous esperons fere, et dont vous pourrez apparcevoir en tout ce qu'il nous sera possible. Led. trouble est
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C Dans le Registre A, la réponse du Bureau suit immédiatement la missive du Connétable; aussi co Registre no donne d'autre rubrique que celle-ci : Responce ausdites lettres.
(2) Ci-dessus art. CCCLXXVIII.
(3' Sur ce personnage, voyez ci-dessus art. CCCXXXVIII.
(4) Dans le Registre A, cotte dernière phrase est remplacée par celle-ci : Le seigneur Du Boys Daulphin pourroit bien porter tesmoignage du devoir que nous faisons.
(6) Le Registre A remplace cette formule de salutation par la suivante : vous donner en santé trés bonne et longue vie.
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